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 [Terminé] It's absolutly not what it looks like. [PV Jim]

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Sebastian Moran
MessageSujet: [Terminé] It's absolutly not what it looks like. [PV Jim]   Ven 17 Avr - 22:56





It's absolutly not what it looks like.

Sebby & Jim




C'était une journée d'avril bien trop ensoleillée. Le printemps venait tout juste de débuter sur la capitale anglaise, amenant avec elle les premiers touristes, les crèmes glacées et l'agaçant retour de toutes ces fleurs que certains trouvent belles. Pour Sebastian, le retour des fleurs, c'était le retour de cet enfer qu'était l'allergie. Chaque retour de la "belle saison" comme il avait entendu un météorologue le dire ce matin à la radio, c'était le même ballet. Le pollen, partout, qui le faisait éternuer encore et encore au point qu'il finisse par aller se recoucher. Bien sûr, s'il n'y avait que ça, ce serait trop facile. Non, il avait fallu qu'il soit envoyé sur une stupide mission, à l'autre bout de Londres, en T-Shirt, coupé en plein milieu d'un bon repas soi-disant pour une urgence. Résultat ? Il avait poireauté pendant presque deux heures, immobile, fusil chargé, en attendant une "cible" qui, pour finir, avait été avertie et n'était donc pas venue. Lui, en revanche, il avait chopé un sacré rhume, depuis deux jours. Ca n'arrêtait plus. Son nez était presque aussi rouge que le sang de sa dernière victime, un client à surveiller qu'il avait dû abattre parce que Sebastian avait éternué et dévoilé sa position.

Jim allait être furieux. C'était sûr et certain. Sebastian en avait totalement conscience, c'est pourquoi il jugea bon de ne pas rentrer tout de suite. Ca allait probablement l'énerver encore plus, mais ça, il ne s'en souciait pas actuellement. Il allait s'en sortir, comme d'habitude. Enfin... Il l'espérait. On ne sait jamais avec lui. Versatile. Bah... De toute manière, il aurait le droit à un savon, peut-être une séance de torture et ce serait oublié. De toute manière, malgré ses grands airs, Sebastian restait persuadé que le criminel avait de l'estime pour lui et que ce n'était pas une petite mission ratée qui allait changer ça. C'était peut-être stupide de sa part de penser ça, mais il en restait intimement convaincu. Dieu seul sait pourquoi. Un peu trop de confiance en soi n'était pas une bonne chose face à un Jim en colère. Certes, il n'était pas de taille à le tuer, mais il était hargneux, et ça pouvait faire très mal.

Il était un peu plus de midi quand Moran daigna enfin bouger de la terrasse du café auquel il était installé depuis la fin de sa mission, avec un croissant à demi-entamé et une tasse de chocolat chaud vide. Il devait marcher depuis bien une heure dans les rues de Londres, prenant le chemin le plus long possible pour arriver à la base avec le plus de retard possible, avec le secret espoir que l'ours soit sorti de sa taverne. Ca lui laisserai du temps pour trouver une excuse potable. Il éternua de nouveau, et sortit un mouchoir, s'essuyant le nez en jurant. Temps de chien. Il détestait définitivement le printemps. Dommage que Jim n'avait pas assez de pouvoir pour atomiser toutes ces foutues fleurs. Sebastian se mit à penser que tous les allergiques du printemps en seraient ravis. Après tout, ce n'était pas vital, ça ne manquerait à personne.

C'est à ce moment là qu'il commença à se sentir suivi. Quand vous bossez pour Moriarty, vous apprenez à sentir les signes. Du coin de l'oeil, cette forme qui vous suit partout. Et Sebby était loin d'être un amateur dans la matière, puisque c'est comme ça qu'il avait été pêché par Jim. Il accéléra le pas, se mit même à trottiner pour le semer, rien à faire, la forme semblait le suivre inlassablement. Un mec de Scotland Yard ? Est-ce qu'ils auraient soudainement développé un cerveau pour avoir compris comment faire une filature ? Quoiqu'ils avaient encore des progrès à faire dans ce cas, le principe d'une filature c'est de ne pas être vu. Marre de ce petit jeu, et une envie d'éternuer supplémentaire, Sebastian se stoppa dans une ruelle, main sur la ceinture, prêt à dégainer. Une balle entre les deux yeux et ce serait réglé.

Sauf que là, surprise. Et pas une petite pour le sniper qui, il faut se l'avouer, s'attendait à tout sauf à ça. Il n'était pas prêt ni mentalement, ni physiquement à affronter ça, et pourtant, il était trop tard, James Moriarty en personne se dirigeait vers lui. Immédiatement, Sebastian prit un air faussement décontracté puis sourit presque trop hypocritement.

"Hey Jim, ça va ?"

•••




Dernière édition par Sebastian Moran le Dim 24 Mai - 12:07, édité 1 fois
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Jim Moriarty
MessageSujet: Re: [Terminé] It's absolutly not what it looks like. [PV Jim]   Dim 19 Avr - 18:42




Les erreurs de son sniper étaient si minimes. Tout à fait, il n'y avait aucun problème. Trouver des personnes occupant la même fonction que son feu gus, c'était tellement facile... Et maintenant que toute la masse de ces bureaucrates étaient au courant du meurtre, ils allaient se terrer au fond de leurs tanières en claquant des dents ! Inutile de surveiller des rats blottis au fond de leurs cages.
Tous ses plans allaient être retarder de plusieurs semaines, au moins, et Moriarty allait devoir user de tellement de détours compliqués qu'il en avait déjà mal à la tête. Avec une moue bougonne et enfantine il pinça l'arrête de son nez avant que son visage ne se défasse sous la colère et que ses lèvres ne se tordes de façon peu élégante en repensant aux conséquences des actes de son pion.

Ses yeux captèrent du mouvement. Cela faisait un peu moins d'une heure qu'il attendait, adossé contre un abri bus dans son costume impeccable. Il avait mit celui qu'il aimait le moins. Le même statut que son larbin en ce moment même. Malgré la chaleur, le criminel était sec, le  visage cireux et se fondait dans la foule qui rentrait chez elle pour le déjeuner. Il aperçut son homme sortant de l'artère principale et se mit en route, les mains dans les poches et la démarche nonchalante.

Le plus admirable était peut être la manière dont le malfaiteur se déplaçait, le pas aérien et sans un bruit malgré des talonnettes aussi épaisses.  
File petit garçon enrhumé, tu ne le fuira pas, il te sent à des kilomètres.
Il toisait Moran de loin, le pas chaloupé et marchant d'une même cadence de concert avec son employé. Si il avait été de meilleur humeur il l'aurait peut être même salué au détour d'une rue, mais non, pas de gentillesse, pas de jeu aujourd'hui.
Oh braque le, il n'en a cure, il marche le pas sec et leste sans te lâcher du regard.

Moriarty était raide, le visage plat et l'air désintéressé. Il se positionna devant l'ex-colonel, sa taille importait peu, il avait l'ascendant sur Moran et ça, il le savait.

Dans un reniflement il quitta son regard pour tourner la tête vers une fissure serpentant le mur de la ruelle, et s'exprima d'une voix traînante et grave :

-Sebastian. Je ne sais pas si ça va. Son regard se vissa à celui de son sniper, un peu plus vif et acéré. Peux tu me le dire Sebastian ? Est-ce que je vais bien ?

Avec mépris ses yeux firent des allés et retours sur la dégaine du plus âgé avant que sa voix prenne des accents compatissants. Le suivre dans ses pensées étaient probablement impossible vu sa capacité à changer de dispositions en quelques secondes couplée à toute ses scènes de mensonges et d'intimidations amicales qu'il glissait ici et là.

-Hnng, Sebastian. Il bougea sa tête de gauche à droite avec un air contrit. Ca me fait mal au cœur tu sais. De devoir te réprimander. Regarde toi, tu as le nez rouge pétant, c'est ridicule. Il lui lança un mouchoir en tissus. Enfin, si tu te sentais fatiguer tu aurais dû me prévenir, je t'aurais accordé quelques jours. Non, à la place tu as voulu continuer, avec une loyauté touchante, à faire ton travail au risque de FAIRE ECHOUER UNE MISSION CAPITALE !

Le cri s'accompagna d'un coup de pied au sol quand son visage passa de la bienveillance à la fureur brute et hideuse. Il repassa une main dans ses cheveux éparpillés pour reprendre contenance et tira sur la veste de son costard dans un reniflement dédaigneux. Doucement, ses paroles coulantes ressortir de ses lèvres dans un marmonnement rauque.

-C'est car tu es aussi fidèle -stupide- que tu es parfois un peu déphasé. Ce n'est pas forcement quelque chose de mauvais. Pourquoi t'en vouloir ? Tu n'es qu'un enfant après tout.

Jim lui jeta un regard en coin avant de lui tourner autour, comme un oiseau de proie. Il souffla lentement et sourit d'un air désabusé.

-Faute avouée est à demi pardonnée, Sebastian. Tu devrais le savoir pourtant. Alors, pourquoi m'avoir fuit ? Côte à côté, le criminel regardait dans la direction opposé à celle de son sniper, fixant un point fixe au fond de la ruelle. Est-ce que je te fais peur Seb ? Ou as tu peur de me décevoir ? Est-ce un mélange des deux peut être ?

Après une respiration ennuyé, il reprit, laconique:

-Tu as raison d'avoir peur si c'est le cas. Tu ne vas plus pouvoir faire ton office Sebastian. Il daigna enfin lui accorder un regard, les mains dans les poches et le cou tordu pour le contempler de sa hauteur. Du moins, pendant un temps. Car je n'ai pas besoin d'un incompétent. Maintenant, si tu veux bien m'excuser, j'ai d'autres choses à finaliser. Puis je ?

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Sebastian Moran
MessageSujet: Re: [Terminé] It's absolutly not what it looks like. [PV Jim]   Mer 22 Avr - 21:56





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Sebby & Jim




Sebastian Moran avait survécu à bien des situations difficiles et complexes. Il avait survécu aux crises de colère de son père, lorsqu'il ramenait des sales notes à la maison. Il avait aussi survécu à la guerre d'Irak, alors qu'il s'était pris une balle dans la poitrine, il avait même battu un tigre à mains nues une fois, il s'en vantait assez souvent, tous les agents du réseau étaient au courant de ça. Pourtant, lorsqu'il vit cette ombre avancer dans la rue, il aurait volontiers voulu disparaître dans le sol. S'enfoncer et traverser la terre d'ici jusqu'à l'opposé exact de l'autre côté de la planète.

Dès que Jim se stoppa, il comprit immédiatement que ça allait être sa fête. Il n'était pas fou, il connaissait les symptômes par coeur. La petite veine qui enfle, sur son front, le regard fuyant. La tempête était imminente. Il avait fait des cauchemars avec cette tête. Le sniper baissa presque instantanément le regard, en soumission. Faire profil bas, se taire, s'effacer. Là, il risquait la mort.

-Sebastian. Je ne sais pas si ça va. Son regard se vissa à celui de son sniper, un peu plus vif et acéré. Peux tu me le dire Sebastian ? Est-ce que je vais bien ?

Moran serra les dents, le regard braqué sur ses chaussures. Il n'osait pas croiser le regard de son patron. Ce n'est pas qu'il avait honte, c'était son ton, qui l'irritait légèrement. Il lui parlait comme à un gosse. Tout petit, il détestait qu'on emploie ce ton là avec lui, ça ne changerait pas aujourd'hui.

-Hnng, Sebastian. Ca me fait mal au cœur tu sais. De devoir te réprimander. Regarde toi, tu as le nez rouge pétant, c'est ridicule. Enfin, si tu te sentais fatigué tu aurais dû me prévenir, je t'aurais accordé quelques jours. Non, à la place tu as voulu continuer, avec une loyauté touchante, à faire ton travail au risque de FAIRE ECHOUER UNE MISSION CAPITALE !

Sebastian tiqua aux mots. Il avait mal au plus profond de lui même, pour le coup. Il savait ce que Jim cherchait à faire. Il voulait le déstabiliser, le blesser. Il était persuadé qu'il le faisait exprès. Sebastian regarda le mouchoir tomber sur le sol sans réagir. Il n'était pas son chien, il ne le ramasserait pas pour le moins du monde. Il serra lentement les poings, mauvais. Il releva le regard. Non, pas cette fois. Cette fois, il ne se soumettrai pas.

-C'est car tu es aussi fidèle -stupide- que tu es parfois un peu déphasé. Ce n'est pas forcement quelque chose de mauvais. Pourquoi t'en vouloir ? Tu n'es qu'un enfant après tout.

Sebastian ne bougea pas d'un poil. Son regard était désormais fixé sur Jim. Il serrait ses poings tellement fort qu'il en avait mal aux mains. Ses ongles s'enfonçaient dans sa chair petit à petit, et il commençait à se dire qu'ils allaient lui ouvrir la main si ça continuait comme ça. Contrôle. Contrôle. Contrôle.

-Faute avouée est à demi pardonnée, Sebastian. Tu devrais le savoir pourtant. Alors, pourquoi m'avoir fuit ? Est-ce que je te fais peur Seb ? Ou as tu peur de me décevoir ? Est-ce un mélange des deux peut être ?

Le criminel devait actuellement être aussi rouge qu'une tomate. De colère, de honte, il ne savait même pas. Tous ses sentiments intérieurs étaient en contradiction. Il avait à la fois envie de s'enfuir, courir le plus loin possible de Jim, mais aussi de le frapper, lui, jusqu'à ce qu'il en meurt. Le vider de son sang. Voir son visage défiguré sous ses coups. Mais bien sûr, il en était incapable. Il éprouvait des sentiments pour lui, mais cet abruti était totalement incapable de le voir. Pourquoi le verrait-il ? Il n'avait que Holmes à la bouche. Holmes, Holmes, Holmes. S'il mourrait sous ses mains, ça n'étonnerait même pas le sniper.

-Tu as raison d'avoir peur si c'est le cas. Tu ne vas plus pouvoir faire ton office Sebastian. Du moins, pendant un temps. Car je n'ai pas besoin d'un incompétent. Maintenant, si tu veux bien m'excuser, j'ai d'autres choses à finaliser. Puis je ?

Sebastian releva immédiatement la tête. Alors là, il pouvait aller se faire voir. Jamais il n'abandonnerait son job, ne serait-ce que pour quelques jours. Il sentit l'adrénaline monter doucement en lui. Tenir tête à Jim n'était pas chose facile, c'était le Napoléon du Crime après tout, il pouvait détruire sa vie et le faire disparaître en un petit claquement de doigts. Et il fallait se l'avouer, Sebastian avait vraiment peur qu'il le fasse à cet instant. Il sentait son estomac se tordre, il ne se sentait pas bien, mais pourtant, une mise au point était définitivement nécessaire s'il voulait survivre. Il prit une grande inspiration. Effacer toute trace de peur, de sentiment, de choses qui auraient pu lui prouver qu'il avait la domination de la scène.

- Ecoute Jim...

Le sniper se gratta nerveusement la tête.

- Vous... Vous ne pouvez pas me mettre à l'écart comme ça. Je suis pas un chien dont vous pouvez vous servir comme bon vous semble, je garantis votre sécurité. Je suis là pour vous soutenir mentalement. Je suis pas un incompétent.

Il appuya bien sur la dernière phrase. Il sentait la colère monter en lui. Contrôle. Contrôle. Contrôle.

- Je n'ai pas peur de vous. J'avais honte d'avoir raté ma mission. Oui, j'ai eu honte de vous décevoir, c'est une réaction humaine, mais bien sûr, vous ne pouvez pas comprendre les cerveaux des êtres primitifs qui sont à votre service et qui risquent leur vie tous les jours pour votre cause. Vous valez pas mieux que ces généraux qui envoient de pauvres gosses se faire tuer en première ligne sur les champs de bataille.

Il regretta immédiatement ses mots. Mais maintenant, il était un peu trop tard, pas vrai ?

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Jim Moriarty
MessageSujet: Re: [Terminé] It's absolutly not what it looks like. [PV Jim]   Jeu 30 Avr - 23:54




-Ecoute Jim...

Ah le fameux «écoute Jim... ». Adorable n'est-il pas ?
« Écoute »  posons nous calmement. « Écoute » j'essaye de manière hasardeuse de prouver que j'ai encore de la dignité. « Écoute » silence, ne dis plus rien, laisse moi t'abreuver de vains couinements.
Ca commençait, et il allait l'écouter car il voulait recueillir les dernières paroles de cet homme agonisant. C'était triste, la déchéance de son bras droit tout de même. Jim resta stoïque, le regard dans le vide l'oreille aux aguets.

-Vous... Vous ne pouvez pas me mettre à l'écart comme ça. Je suis pas un chien dont vous pouvez vous servir comme bon vous semble, je garantis votre sécurité. Je suis là pour vous soutenir mentalement. Je suis pas un incompétent.

Ses lèvres s'entrouvrir dans un souffle mais il les referma bien vite, il était irrespectueux d'achever un homme déjà à terre. Surtout un si grand homme.
Peu importe ce qu'il ressentait pour le sniper, tout ce qu'il avait à faire était se faire respecter. Rien n'entrait en ligne de compte, même pas le fait que c'était la personne qui était depuis deux ans son ombre. Pas de sentiment, juste la remise en place. Il allait s'en débarasser, se dit il en voyant son air piteux. Seulement...
Les sourcils du patron se haussèrent sensiblement alors qu'il voyait les traits du visage de son loyal exécuteur se tirer sous la colère.
Moran était aussi impulsif que Jim était compatissant. Ce garçon savait se maîtriser.

Je n'ai pas peur de vous. J'avais honte d'avoir raté ma mission. Oui, j'ai eu honte de vous décevoir, c'est une réaction humaine, mais bien sûr, vous ne pouvez pas comprendre les cerveaux des êtres primitifs qui sont à votre service , les sourcils de Jim se croisèrent en accent circonflexe, l'arrête de son nez se fronçant alors qu'il n'était pas au bout de ses surprises avec le tueur, et qui risquent leur vie tous les jours pour votre cause. Vous valez pas mieux que ces généraux qui envoient de pauvres gosses se faire tuer en première ligne sur les champs de bataille.

Le temps se suspendit l'espace de quelques minutes timides. Le souffle de Moriarty était bas et son regard était entre la perplexité et le mépris. Le petit en costar impeccable toisait le plus âgé négligé.
Son visage était aussi neutre que celui du sniper était colérique et plein de regret.
Ses yeux passèrent de ceux de Moran à sa stature solide et à ses mains serrées.
Les épaules du brun se détendirent tandis qu'il rejeta la tête en arrière, expirant un souffle amusé.
Tout son torse tressauta au rythme de son rire silencieux alors que dans ses yeux rien se reflétaient si ce n'était le ciel nuageux. Et tout s'arrêta net.

Tu n'étais pas intéressant Sebastian, pourquoi aurais tu étais précieux ? Tu étais un pion pour atteindre Sherlock Holmes, le détective, l'immense Sherlock Holmes. Ton existance n'avait de valeur que si elle accomplissait les desseins de ton employeurs, celui ci ne t'accordait pas plus de valeur qu'un ouvrier oeuvrant pour la félicité de son entreprise... Enfin, vraisemblablement.
Cependant, tu as eu de la chance dans cette affaire gamin, il était troublé.
Ses yeux enfantin se plissèrent comme si le soleil tapait sur sa rétine et il chercha à déceler quelque chose dans tes yeux, surement tes pensés.

Sa langue passa sur ses lèvres avant qu'il déglutisse, l'air concentré sur Moran. Ses mains sortirent de ses poches alors que son dos se redressa dans un geste innacoutumé, plus décontracte du tout.  

-Certes. Voix sans émotions, regard fuyant, son allure n'est pas celle d'un homme entier, juste celle de la silhouette du patron. C'est ce qu'il est ; le patron, sa fonction. Je suis un général Seb, et tu es l'enfant que j'envois en première ligne. Tu es sensé avancer et si possible te prendre les mines pour moi, car tu es la chair à canon que j'envois en éclaireur. Tu éxecute, tu fonce.  
Gamin Loyal que tu es. Sauf que je ne te force pas, Seb, je ne te fais pas chercher mon or rouge. Non, toi tu es là pour dénicher quelque chose d'infiniment plus précieux. La résolution de mon problème.
J'ai déjà tuer des enfants, Sebastian, j'ai déjà menacer des enfants, Sebastian, parfois ils le méritaient, parfois non. Tu m'as laissé faire Sebastian. Alors qui es-tu pour me critiquer ? Es tu vraiment Sebastian ? Ou un hypocrite?
PAUVRES GOSSES, N'EST CE PAS ?! PAUVRES ENFANTS QUI NE MERITENT PAS LA MORT ! Mais dis moi Seb ?! Qui ne mérite pas la mort en ce bas monde ?! L'AGE ?! Il ne compte pas ! Certains doivent être ARRETES, SEB !


Il respira un grand coup, reprenant la maîtrise de lui même et il pencha la tête de tête.

-Je me moque que des hommes, des femmes, risquent leurs vies pour ma cause, car leurs vies à eux n'a pas d'importance. Alors Seb, pourquoi essaye tu de me faire ressentir la même chose pour toi ?
Tu dois partir ou mourir, tu ne supporte pas ma cadence, tu vas transformer mon problème en carnage. Alors, dégage, avant que je ne te tue.


Il renifla dédaigneusement.

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Sebastian Moran
MessageSujet: Re: [Terminé] It's absolutly not what it looks like. [PV Jim]   Sam 9 Mai - 10:50





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Okay. Lorsqu'il eut terminé sa plaidoirie, Sebastian sut immédiatement qu'il avait commis la plus grosse boulette de sa vie. Il avait vu Jim se tendre, gonfler un peu la poitrine, en bon mâle qu'il était. C'était ça le principal problème avec lui, il voulait toujours avoir le dernier mot. Toujours. Peu importe le contexte, un débat télévisé, face à Holmes, face à lui. Son petit défaut de supériorité l'obligeait à garder la tête haute et à dominer tout le monde.

"Certes. Je suis un général Seb, et tu es l'enfant que j'envois en première ligne. Tu es sensé avancer et si possible te prendre les mines pour moi, car tu es la chair à canon que j'envois en éclaireur. Tu exécutes, tu fonces. "

Sebastian haussa un sourcil. De la chair à canon ? Sérieusement ?! Il se retint de lui en coller une. Pour lui c'était facile, il n'avait jamais été soldat, il ne sait pas ce que ça fait. Sebastian a dû faire ce choix lui, plusieurs fois. Envoyer des gosses à la mort pour sauvegarder le pays tout entier. Et dès qu'il était rentré, il s'était dit qu'il ne le ferait plus jamais. Et son boss l'avait transformé en monstre, et il avait recommencé. Il ne s'était jamais autant détesté qu'à cet instant.

"Gamin Loyal que tu es. Sauf que je ne te force pas, Seb, je ne te fais pas chercher mon or rouge. Non, toi tu es là pour dénicher quelque chose d'infiniment plus précieux. La résolution de mon problème. "

Et le revoilà. James Moriarty, le centre du monde. Tout gravite autour de lui, le reste meurt. SON problème. Son précieux petit Sherlock Holmes. Cet arrogant petit détective de pacotille qui l'a changé, l'a transformé en abruti. Jim ne valait pas mieux que son cher ennemi depuis qu'il s'était lancé dans sa quête. Sebastian songea un instant à démissionner, prendre son arme, aller à Baker Street, tirer une balle entre les deux yeux de ce petit connard de détective arrogant, et partir à l'autre bout de la planète. Jim pouvait le tuer. Mais il oubliait une petite chose. C'est lui qui avait formé ses précieux petits snipers. Il pourrait tous les dégommer un à un, il connaissait tous leurs points faibles. Il ferma les yeux, il n'en était pas encore à ce point là. Il fallait rester calme.

"J'ai déjà tuer des enfants, Sebastian, j'ai déjà menacer des enfants, Sebastian, parfois ils le méritaient, parfois non. Tu m'as laissé faire Sebastian. Alors qui es-tu pour me critiquer ? Es tu vraiment Sebastian ? Ou un hypocrite? PAUVRES GOSSES, N'EST CE PAS ?! PAUVRES ENFANTS QUI NE MÉRITENT PAS LA MORT ! Mais dis moi Seb ?! Qui ne mérite pas la mort en ce bas monde ?! L'AGE ?! Il ne compte pas ! Certains doivent être ARRÊTÉS, SEB !"

Sebastian sursauta fébrilement lorsque Jim éleva la voix. Réflexe. Il ne l'écoutait plus. Il ne voulait plus l'écouter. Il lui aurait bien tiré dans la jambe, pour lui prouver que même s'il avait des sentiments pour lui, il était tout sauf faible, mais les conséquences auraient été comme qui dirait, lourdes. Il se sentait pris au piège, dans ce foutu cul de sac. Un tigre coincé derrière les barreaux de sa cage, au zoo, paniquant.

"Je me moque que des hommes, des femmes, risquent leurs vies pour ma cause, car leurs vies à eux n'a pas d'importance. Alors Seb, pourquoi essaye tu de me faire ressentir la même chose pour toi ? Tu dois partir ou mourir, tu ne supporte pas ma cadence, tu vas transformer mon problème en carnage. Alors, dégage, avant que je ne te tue. "

Sebastian releva le regard. Il n'osait pu faire le moindre mouvement. Est-ce qu'il venait de le mettre à la porte ? Non. Sebastian ne le supporterait pas, Jim le savait. Il était incapable de revenir à la vie civile comme ça. Il était un soldat, et un soldat sans ordres dépérit, il se laisse mourir. Il se mit à trembler, sans se contrôler. Il était à la fois en colère et à deux doigts de pleurer, comme un gosse.

"J'ai supporté toutes tes crises. Je t'ai soutenu dans les pires moments. Tu m'as caché des choses alors que tu savais que je pouvais t'aider. J'ai tout encaissé Jim. Tout."

Sa voix s'était fait sombre, presque mauvaise, il serrait son arme au point que ses jointures de doigts devinrent blanches. Il tremblait de plus en plus fort.

"Tu sais que je ne pourrais pas survivre dehors, tout seul. J'ai besoin de toi pour vivre Jim. Tu m'as contraint à tuer, j'y ai pris goût, de ta faute. Et oui, je t'aime Jim. Mais ça non plus tu es incapable de le comprendre. Je n'ai pas honte de mes sentiments, je les assume. Le monde n'est pas rempli que de sociopathes Jim, Sherlock Holmes va te tuer. Cette affaire, tu la prends trop à coeur. Tu vas y laisser ta peau, et je ne veux pas voir ça arriver. Alors non, je ne partirai pas. C'est hors de question."

Il lança un regard à son arme, puis la jeta dédaigneusement aux pieds de son patron. Il souffla un coup, puis écarta les bras, défiant ouvertement Jim du regard.

"Tue moi."

•••


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Jim Moriarty
MessageSujet: Re: [Terminé] It's absolutly not what it looks like. [PV Jim]   Mer 20 Mai - 2:59




-Jim était quelqu’un d’exigeant, il voulait que ses hommes soient parfait, même si il savait que c’était impossible. Mais il était plus qu’intransigeant envers Sebastian, car celui-ci représentait sa main exécutrice sur qui reposait tous ses plans. Dans son esprit il était sensé être un rouage impossible à enrailler, il devait suivre la cadence infernal de son employeur, il était sa chose infaillible et inébranlable.
Même quand la pression montait, montait jusqu’à atteindre un point culminant intenable pour une créature faite de sang et de chair, Sebastian Moran était sensé serrer vaguement les dents et tenir bon le cap.
Et là tout de suite en voyant les cernes sur le visage de son bras droit, les marques sur son visage et ses yeux effrayés et furieux, Moriarty se prit une claque.
Cet homme était friable et Jim avait faillit lui faire une confiance aveugle, une erreur qu’il ne recommencerait pas, et pour cause, en 33 ans, il ne l’avait jamais faites une fois, sauf ici.

C’était une espèce de trahison de la part de Moran, oui, il n’avait à être un humain que quand cela pouvait profiter au génie du mal dans la manipulation, mais ça s’arrêtait là, le reste du temps l’ex colonel se devait d’être un roc, une espèce de bête mystique.  
Alors Jim Moriarty préférait recommencer à travailler en solo, sans cette anxiété de la déception. C’était moins amusant, c’est sûr, il allait recommencer à traiter par messages et rester dans un fauteuil à attendre que quelque chose lui redonne une impulsion mécanique pour réagir, mais c’était beaucoup moins désagréable que de tomber de haut.

"J'ai supporté toutes tes crises. Je t'ai soutenu dans les pires moments. Tu m'as caché des choses alors que tu savais que je pouvais t'aider. J'ai tout encaissé Jim. Tout."

C’était vrai, mais cela devait cesser, ce lien. Un lien qui concernait Jim Moriarty ne devait être qu’uni latéral et celui-ci devenait trop mutuel pour qu’il le laisse continuer. Alors oui, Sebastian Moran avait tout encaissé, mais il commençait à se fissurer et Jim, lui, les jouets cassés il les jetait. Jim le regarda d’un air méprisant, balayant d’un revers de la main toutes les futilités qu’énonçait son bras droit.

"Tu sais que je ne pourrais pas survivre dehors, tout seul. J'ai besoin de toi pour vivre Jim. Tu m'as contraint à tuer, j'y ai pris goût, de ta faute. Et oui, je t'aime Jim. Mais ça non plus tu es incapable de le comprendre. Je n'ai pas honte de mes sentiments, je les assume. Le monde n'est pas rempli que de sociopathes Jim, Sherlock Holmes va te tuer. Cette affaire, tu la prends trop à coeur. Tu vas y laisser ta peau, et je ne veux pas voir ça arriver. Alors non, je ne partirai pas. C'est hors de question."

Il le sait. Mais que tu meurs, ce n’est pas important, Seb. Lui tout ce qu’il veut c’est s’éloigner de toi, et vite surtout pour éviter tout dommage sur sa personne.  

Le visage du génie du mal était sombre, ses yeux vides fixaient le bout de chair devant lui et sa bouche s’ouvrit dans un mouvement empreint de paresse.

« Je sais. Je sais tout ça. Je sais que tu ne pourras pas survivre dehors, mais à quoi bon survivre si tu n’es qu’un simple civil sans influence sur le commun des mortels ? Rien, à rien et tu le sais, Sebastian. Colonel, vous êtes voué à être un meurtrier, pas de changement possible pour vous, vous êtes une machine à tuer sans aucune volonté propre. Que ce soit le pays ou moi tu es là pour défendre en détruisant.
Je sais que tu m’… Je le sais très bien ce que tu ressens, s’en est pathétique comme c’est visible !
Sa voix partie dans les aiguës alors qu’il s’exprimait de manière exaspéré. Tu n’es qu’une créature misérable et dégoutante pour qui je n’ai que du mépris et ton amour en est d’autant plus répugnant… Son visage était blême et sa voix oscillait entre aigües et grave, assurée et rocailleuse.
Sherlock Holmes est MON PROBLEME ! MON BUT ultime, tu n’as pas à me dire que je prends cette affaire trop à cœur, tu sais très bien ce qu’elle est POUR MOI ! Que veux-tu faire maintenant Sebastian ? Veux tu que je te reprenne ? Son rire le secoua et il écarta les bras pour accueillir la nouvelle hilarante. Dégage Seb, ne te repointe plus jamais dev- son monologue s’arrêta quand le flingue s’écrasa pitoyablement à ses pieds et qu’il le fixa, ses mains retombants à ses hanches, ballantes.

"Tue moi."

C’était irréel comme scène.
Oui, après tout, c’est ce qu’il voulait faire, depuis le début, et il mentirait s’il disait ne pas l’avoir pensé constamment. Alors le petit gars s’accroupit et choppa l’arme entre ses doigts.
Oui… Après tout c’était logique, simple et efficace.
Mais Jim ne pu s’empêcher de regarder l’arme dans sa paume un moment, l’analysant, vérifiant ses munitions avant de mettre Sebastian en joue.

« Tu fais une cible idéal, Seb, je l’ai toujours su, ce ne sera que plus simple. »

Il haussa les épaules et visa, l’air nonchalant, il ne tuait jamais avec l’air concentré, ce serait donner trop d’importance à sa victime.

Et c’est ainsi que James Moriarty appuya sur la gâchette, disant au revoir à son plus fidèle homme.
Sauf que la balle alla se nicher dans le mur à côté du soldat.

Dans un geste théâtral, le génie leva les yeux et les mains au ciel.

« Le soleil m’a éblouie ! »

Evidemment, le soleil était toujours une bonne excuse. Mais ce n’était pas le soleil qui avait fait dévier ce tire, c’était bien la main de ton employeur qui prit d’une angoisse au fond de la gorge, eu peur de perdre quelque chose de précieux en ne réfléchissant pas plus à la situation. C’était idiot et inexplicable. Sebastian Moran n’était pas irremplaçable, il ne devait pas l’être.

« Et puis, pourquoi je te tuerai alors que tu me le demande, Sebby, depuis quand suis-je à ton service ? Tu es à mon service et je te le rappellerai en temps et en heure. Car réfléchir, c’est déjà désobéir, arrête d’essayer d’utiliser cet appareil beau et minutieux qu’est le cerveau et qui chez toi, doit être totalement rouillé. Viens, on rentre. » Jim se retourna et lança le flingue derrière lui, sur Moran. « Et ne me fais pas attendre alors que tu viens de me faire perdre une journée entière. »

Jim était terrifié par ce qu’il venait de faire et avait tout de suite envie de faire ce qu’il faisait le mieux, rentrer et jouer avec des vies humaines. Maintenant à voir si Seb' allait le laisser faire.


•••


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Sebastian Moran
MessageSujet: Re: [Terminé] It's absolutly not what it looks like. [PV Jim]   Dim 24 Mai - 12:06





It's absolutly not what it looks like.

Sebby & Jim




« Je sais. Je sais tout ça. Je sais que tu ne pourras pas survivre dehors, mais à quoi bon survivre si tu n’es qu’un simple civil sans influence sur le commun des mortels ? Rien, à rien et tu le sais, Sebastian. Colonel, vous êtes voué à être un meurtrier, pas de changement possible pour vous, vous êtes une machine à tuer sans aucune volonté propre. Que ce soit le pays ou moi tu es là pour défendre en détruisant. Je sais que tu m’… Je le sais très bien ce que tu ressens, s’en est pathétique comme c’est visible ! Tu n’es qu’une créature misérable et dégoutante pour qui je n’ai que du mépris et ton amour en est d’autant plus répugnant… Sherlock Holmes est MON PROBLEME ! MON BUT ultime, tu n’as pas à me dire que je prends cette affaire trop à cœur, tu sais très bien ce qu’elle est POUR MOI ! Que veux-tu faire maintenant Sebastian ? Veux tu que je te reprenne ?"

Les mots frappent. En pleine poire. Sebastian est sur le point d'exploser. Il ne comprend pas. Comment pourrait-il seulement comprendre ce qu'il ressent ? Sans aucune volonté propre, vraiment ? Il allait lui en montrer de la volonté propre, en lui enfonçant son point dans la figure. En le frappant jusqu'à ce qu'il entende ses os craquer sous ses points. Le réduire à un tas de poussière. Le détruire. Sherlock Holmes, son but ultime ? Quand tout a commencé, il ne le connaissait même pas. Non, c'est à cause de cette saloprie de détective que tout avait changé. Désormais il s'en foutait, il venait de se faire une promesse. La prochaine fois qu'il croisait Holmes, il était mort. Peu importe la crise de Jim qui en suivrait, peu importe s'il devrait le tuer pour ça. Il le tuerait, il lui arracherait la tête et la planterait sur la pointe de Big Ben.

"Dégage Seb, ne te repointe plus jamais dev-
- Tue moi."

A vrai dire, il espérait sincèrement que Jim ne le tue pas. C'était une stupide erreur de sa part. Au moins, il pouvait dire que la surprise était générale du côté de son patron. Lorsqu'il vit Jim ramasser l'arme, vérifier le nombre de balles, il serra les poings. Au pire, il mourrait, il n'aurait pu à ressentir ces stupides émotions qui lui empoisonnaient la vie, il crèverait, et plus rien ne l'embêterai.

« Tu fais une cible idéal, Seb, je l’ai toujours su, ce ne sera que plus simple. »

Et bien tire, ne te gênes pas. Sebastian le provoquait ouvertement du regard. Il resterait digne dans la mort. S'il s'attendait à un dernier mot, à n'importe quel signe de sa part, il pouvait aller se faire voir. Sebastian ne dirait pas un mot. L'arme monta au niveau de son visage. Le lâche, il allait le tuer en un coup. Moran sourit. Malgré tout ce qu'il disait, il ne valait pas mieux niveau sentiment. Et ce qu'il se passa lui en apporta la confirmation. Il tira, la balle lui frôla l'oreille et partit se nicher dans le mur.

« Le soleil m’a ébloui ! »

Sebastian resta un moment à regarder la balle, il n'arrivait pas à y croire. Jim ne ratait jamais une cible. Surtout à deux mètres de distance. Il l'avait fait exprès. Il ne put s'empêcher de crier victoire intérieurement.

« Et puis, pourquoi je te tuerai alors que tu me le demande, Sebby, depuis quand suis-je à ton service ? Tu es à mon service et je te le rappellerai en temps et en heure. Car réfléchir, c’est déjà désobéir, arrête d’essayer d’utiliser cet appareil beau et minutieux qu’est le cerveau et qui chez toi, doit être totalement rouillé. Viens, on rentre. »

Il avait gagné. Les beaux discours de Jim ne marchait plus. Il en avait conscience. En fin de compte, c'était peut-être une bonne journée. Certes, la confrontation avait été... intense, mais il était sorti vivant, et avec son travail. Il en tirait au moins une conclusion, la prochaine fois qu'il était malade, arrêt maladie. Ou paperasse. Ou petite mission. Il ne fallait pas rêver non plus, comme s'il allait arrêter de travailler pour lui faire plaisir. Dorénavant, il allait prouver à son cher patron que le tigre agit par lui-même, qu'il n'a pas besoin de lui. Et il verra, il verra à quel point il a besoin de lui. Il ramassa son arme, jetée par Jim à ses pieds, puis la rangea, ravi.

« Et ne me fais pas attendre alors que tu viens de me faire perdre une journée entière. »

Sebby rit nerveusement. Il était à peine treize heures. Le libre-arbitre, il verrait ça demain. Pour le moment, ils avaient du travail. Il rejoignit Jim au trot et s'engouffra dans la voiture noire qui attendait. Il ne restait plus qu'à prendre la mission.

"ATCHOUM !"

... Il lança un regard à Jim, désolé.

"D'accord, c'est bon, je prends un arrêt maladie. Content ?"

Et il bouda le reste du trajet. Nah.

•••


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[Terminé] It's absolutly not what it looks like. [PV Jim]

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