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 It's a strange way to meet family... [Pv Bill Wiggins]

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Alfie K. Pennyworth
MessageSujet: It's a strange way to meet family... [Pv Bill Wiggins]   Jeu 4 Juin - 20:42



It's a strange way to meet family...


Le service avait été long et agité. Mais je n'avais quand même pas pu éviter la corvée de nettoyage du camion. Je n'avais pas protesté, parce que j'étais le bleu, mais ça ne m'avait pas empêcher de ruminer en attendant la prochaine intervention. Et puis, je n'aimais pas être inactif. Et cette garde sans fin avait fini par se terminer. J'étais lessivé. Et malgré une longue douche, j'avais encore des traces de suie sur moi. J'avais encore l'odeur de la fumée dans le nez. On avait essuyé un sacré feu aujourd'hui. J'étais crevé, mais l'adrénaline courait toujours dans mes veines, alors je savais que je ne pourrais pas dormir tout de suite. Il était tôt. J'avais encore le temps de passer à Barts. L'hôpital.

Je me dépêchais de quitter la caserne, avant que Malcolm trouve moyen de me coller une nouvelle corvée. Je me dirigeais vers le métro, le col de ma veste remonté à fond. Je n'aimais pas vraiment le métro, mais c'était le moyen le plus rapide pour rejoindre l'hôpital. Et voir si l'état de Bill Wiggins s'était amélioré. Bill Wiggins. Etait-ce seulement une coïncidence ou bien étais-je tombé sur mon frère ? Mon demi-frère en fait. Impossible à savoir tant qu'il ne se serait pas réveillé. Mais il y avait peut-être un peu de ma mère dans ses traits. Mais on ne pouvait pas dire qu'on se ressemblait réellement. Je frottais machinalement ma manche, par-dessus ma cicatrice. La famille. Devais-je me réjouir ? Je fixais mon regard dans la vitre crasseuse du métro.

Et s'il était comme elle ? Après tout. Il venait bien de faire une overdose, non ? Remarque, je ne valais pas forcément mieux. Je jetais un regard noir à mon reflet qui me le rendit. Arrêt de métro. Je sortis comme un courant d'air et me retrouvais rapidement à l'air libre, immédiatement assailli par la clameur de la ville. Son bourdonnement incessant. Londres vibrait littéralement. Pleine de vie. Bruyante. Puante, aussi parfois. Je secouais machinalement la tête. J'entrais ensuite dans l'hôpital et demandais poliment à l'accueil quelle était la chambre de mon potentiel demi-frère. Je la remerciais ensuite, avant de me diriger vers la chambre. Je croisais une infirmière dans le couloir. C'était celle qui était-là quand on l'avait amené. Elle me reconnut et m'informa que son état n'avait pas changé. Elle avait un petit sourire. Je n'aurais pas su dire s'il était triste ou fatigué. Peut-être les deux. J'entrais dans la pièce en pinçant légèrement le nez à cause de l'odeur d'aseptisant, celle qui est propre aux hôpitaux. Elle faisait ressortir encore plus l'odeur de fumée qui m'imprégnait. Le boulot me suivait à la trace. Je m'installais la chaise prévue pour le visiteur.

« Salut, mec. »

Pourquoi je parlais à un comateux ? Je ne pouvais même pas dire s'il m'entendait ! C'était débile. Mais réconfortant.

« J'sais qu'on se connait pas. Mais je crois qu'on est de la même famille. 'Fin. Si on peut appeler ça une famille. »

Sans doute pas. Je me calais sur le fauteuil et étirais mes jambes devant moi. Ma cheville droite craqua un peu.

* Début du flashback *
Je venais de me faire virer du lycée pour une bagarre. Parce qu'un gars m'avait insulté encore une fois. Et j'avais vu rouge. J'avais trainé en ville avant de rentrer. Avec un peu de chance, le paternel serait pas là. Même s'il saurait - il savait toujours ce genre de choses. Et s'il savait, j'étais bon pour une autre râclée. Je crachais dans le caniveau. J'avais encore un goût de sang dans la bouche. Ce connard de Rivers m'avait explosé la lèvre.

L'estomac noué, je rentrais dans l'appart. Pas un bruit - le pater' était toujours devant la télé, devant un stupide match de foot, le soir après le boulot. Si ce n'était pas à la maison, c'était au bar. En l'occurence, ce soir-là, c'était un bar. Ce serait donc un court répit. Lui, je pouvais pas lui rendre les coups.

En fait, le silence qui régnait dans l'appartement était encore pire. Il y avait une vieille odeur rance. ça puait l'alcool et le tabac froid. Je détestais cet appartement. Comment on pouvait vivre là ? Je me serais bien barré de nouveau. Mais pour aller où ? Sans argent. Et puis... Quand les flics me chopperaient et me renverrait ici, ce serait pareil.

J'avais eu dans l'idée de tracer directement jusqu'à ma chambre, ou plutôt le cagibi qui me servait de chambre, mais ma mère était arrivée, saoule ou défoncée, qu'importe. On aurait dit une folle. Mon estomac se tordit de nouveau parce que dans ces cas-là elle était imprévisible. Elle se mit soudain à vociférer des paroles sans queue ni tête. Elle se mit soudain à métreindre avec une force inhabituelle en balbutiant quelque chose que je compris à moitié.


« Bill. Mon petit Bill Wiggins. Tu es rentré, ils ne te reprendront pas tu vas rester avec moi. »
By Morrigan
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