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 Pourquoi faut-il toujours que rien ne se passe comme prévu ? [PV Lysander]

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Sebastian Moran
MessageSujet: Pourquoi faut-il toujours que rien ne se passe comme prévu ? [PV Lysander]   Ven 15 Mai - 22:27




Pourquoi faut-il toujours que rien ne se passe comme prévu ?
SEBBY & LYSANDER


Deux heures du matin. Les trois réveils de Sebastian Moran se mirent à hurler simultanément dans ses oreilles. Il grogna en ouvrant un œil, à cheval entre le canapé et la table basse du salon. Il détestait définitivement les missions nocturnes, surtout après la journée de malade qu'il venait de passer. Pour une fois qu'il avait un jour de congé, Scotland Yard l'avait vu entrer dans un bar, et course poursuite. Et bien sûr, pas de signe de son cher patron dans ses moments là. Le sniper avait même parié qu'il avait suivi la course depuis les très nombreuses caméras de la ville en se moquant de lui. Jim pouvait être un vrai salopard quand il le voulait. Il avait finalement réussi à semer les flics, et était rentré chez lui. Ou un mot de Jim l'attendait, lui annonçant qu'il avait un vase à récupérer dans une maison de l'ouest londonien dans la nuit. Vous imaginez bien que Sebastian a été ravi de savoir que, malgré les courbatures et les ampoules sous les pieds, il allait encore devoir arpenter en pleine nuit les rues de Londres.

Sebastian envoya les réveils au sol d'un revers de la main, en explosant un au passage. Il en avait mis trois, pour être sûr de se réveiller, histoire de ne pas énerver le Moriarty au petit matin. Ce n'était jamais beau à voir. Et dire que pendant que lui partait à la chasse, son patron, et probablement le reste des snipers devaient être en train de dormir. Dormir. Un mot qu'il avait banni de son vocabulaire depuis bien longtemps. Ça faisait combien de temps qu'il n'avait pas eu de nuit complète lui ? Bien deux semaines, au minimum. Pourquoi Jim s'acharnait-il à ce point sur lui ces derniers jours ? A croire qu'il le faisait exprès. Sebastian considérait ça comme une mise à l'épreuve, le criminel voulait peut être tester les limites de son bras droit. Ou lui faire payer ses récentes bavures. Ça ne l'étonnerait même pas, en réalité.

Dans un énième grognement, il finit par se lever, en traînant de la patte. Il était claqué, il n'avait envie que d'une chose, dormir. Pas de cambrioler une maison de riches dénuée de tout intérêt pour lui actuellement. Jim ne voulait pas de leur argent, il voulait juste un vase. Un imbécile de vase datant de l'antiquité. Dieu seul sait ce qu'il comptait en faire, ni pourquoi Sebastian se sentait obligé de lui ramener. C'était juste un caprice, et il en avait conscience. En plus, Jim pourrait changer d'avis avant le lendemain matin, ou prendre un plaisir à faire tomber "accidentellement" le vase sur le sol, sous ses yeux. Le sniper attrapa une barre de céréales, un pistolet, de quoi crocheter une serrure et une bombe de peinture, au cas où il y aurait des caméras.

A cette heure-ci, Londres était totalement déserte. Pas un chat, pas un flic, pas un passant. Il roula tranquillement jusqu'aux quartiers ouest, où les grandes maisons chics commençaient à apparaître à l'horizon. Il espérait très sincèrement que le vase n'était pas planqué. Il voulait juste le prendre et partir. Déposer l'objet chez Jim, et retourner se coucher. Il bailla longuement avant d'arriver à destination. Il installa une lampe torche sur son gilet, puis ouvrit doucement la porte. Première chose, il marcha dans une crotte de chien. Les propriétaires de ces bestioles poilues étaient vraiment répugnants. Lui, il préférait les chats. Les gros chats. Il trouvait les ronronnements plus calmes que les aboiement stressants et intempestifs des chiens. Il fit bien attention à ne pas claquer la portière, puis se dirigea vers l'adresse indiquée par Jim.

Il s'accroupit, et entreprit de crocheter la serrure. Tâche plus que très facile pour lui. Il se demanda même si ces abrutis n'avaient pas laissé la porte ouverte. Bien sûr, c'était trop simple. Lorsqu'il ouvrit la porte, un énorme chien lui fit face, grondant méchamment dans sa direction. Sebastian recula, ayant un plan en tête. Le chien lui fonça dessus, il sauta par dessus, et referma la porte. Et voilà. La menace était dehors. S'il se faisait écraser, ce serait tant mieux. Saleté de clebs poilu et puant. Une fois remis de ses émotions, il tendit l'oreille. Des ronflements provenaient de l'étage. Sebastian attrapa une chaise, puis la plaça contre la porte d'où provenaient les ronflements. Simple petite précaution, on ne sait jamais, après tout. Un accident était vite arrivé.

Le tigre commença ensuite à arpenter son nouveau territoire. Il fouilla d'abord le salon. Cette maison était vraiment une maison de riches. Tous les meubles dataient de l'ère victorienne, Sebastian résistait à l'envie de piquer les canapés. Il faut dire que, vu la taille de ces derniers, ce ne serait plus un cambriolage mais une mission suicide. En tout cas, rien qui ressemblait de près ou de loin à un vase antique dans le salon. Il ouvrit une autre porte au hasard, qui menait dans un espèce de sous-sol. Il descendit, puis repéra des choses qui lui était assez familier. Les rayons lasers. Au moins, il n'y avait pas de caméras. Probablement juste une alarme. Et en plus, ils étaient bien serrés, les rayons.

Il remercia silencieusement son entraînement, à l'armée. Il commença par enjamber les premiers, facilement, puis se mit à ramper, sauter, faire des pirouettes, des saltos, et après presque dix minutes à s'épuiser inutilement, il atteignit enfin le vase, sous une grosse boîte en verre. Il mit ses gants, puis souleva doucement le verre, attrapant le vase avec l'autre main. Au moment où il reposa le verre, l'alarme se mit à retentir. Sebastian sursauta violemment, sortant son arme, cherchant l'origine de l'alarme. Il la trouva vite, un boîtier sur le mur. Il tira dedans. Tant pis pour la discrétion. Il ne comprenait pas, il avait pourtant évité tous les rayons. Il repéra une forme, du coin de l'oeil, dans l'encadrement de la porte. Il avait été suivi. Et merde. Jamais une mission tranquille, pas vrai ? Il pointa son arme dans sa direction, mauvais.

"Qu'est-ce que vous foutez là vous ?!"

•••


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