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 T'avais pas pensé à ça en te levant, pas vrai ? [PV Apolline - A 20 kms de Londres]

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Sebastian Moran
MessageSujet: T'avais pas pensé à ça en te levant, pas vrai ? [PV Apolline - A 20 kms de Londres]   Jeu 14 Mai - 17:06





T'avais pas pensé à ça en te levant, pas vrai ?

SEBBY & APOLLINE


Sebastian soupira en refermant son portable. James Moriarty avait été comme qui dirait très clair. Le sniper était à la porte de son propre appartement, un manteau sur un bras, les clés de sa voiture dans la main gauche. Son cher patron venait de l'appeler. La raison était très simple. Il avait passé sa soirée dans un bar la veille, il avait beaucoup bu, et il avait donc égaré par erreur un des dossiers de son boss. Et il l'avait découvert ce matin, en ne le trouvant pas sur son bureau. Il avait donc pris la peine d'envoyer des snipers chez Moran, qui l'avait gentiment jeté depuis la fenêtre, dans les buissons juste en bas, à cinq heures du matin. Bien sûr, Sebby était tellement bourré qu'il ne s'en était rendu compte que quelques heures plus tard, quand il s'était réveillé avec une horrible migraine, avec seulement son manteau le recouvrant et un téléphone vibrant près de lui. Bien sûr, Jim lui avait hurlé dessus, renforçant un peu plus sa migraine, puis il lui avait donné une adresse, d'une fille qui avait le dossier. C'était simple. Ou il récupérait le dossier, ou la prochaine nuit, il s'écraserait au sol du haut de Big Ben. Et actuellement, Sebastian avait un peu peur qu'il n'exécute sa menace.

Retrouver la fille, c'était simple. Il avait traqué plusieurs bêtes sauvages durant sa carrière militaire, dont un tigre - qu'il avait battu part ailleurs, que voulez-vous, il adore se vanter de ce petit exploit que les chers snipers à ses ordres avaient gonflé en dix tigres à mains nues - d'où la cicatrice qui lui rayait l’œil depuis. Il se trouvait que cette cicatrice était incroyablement sexy aux yeux du mec avec qui il avait couché la veille. Ce mec probablement mort aujourd'hui dans un coin de Londres pour avoir toucher la propriété de James Moriarty. Dommage, il ne connaissait même pas son nom. Ou il l'avait oublié. Il ne savait même plus combien de verres de bière il avait ingéré hier soir. Pour tout dire, entre le moment où il avait commencé à flirter avec ce garçon, et ce matin, c'était le noir complet. Il ne savait absolument pas ce qu'il s'était passé. Mais bon, puisque ses vêtements étaient dans un état catastrophique, et les horribles courbatures qu'il avait dans le bas du dos, il était à peu près certain qu'il n'avait pas fait que papoter un peu avec sa proie.

Il grimpa de sa voiture et installa tranquillement le GPS. Rien ne pressait. Il s'était d'ailleurs dit qu'il pourrait kidnapper sa cible. Les gens étaient beaucoup plus influençables sous pression, c'était assez drôle. Et puis jouer le grand méchant avait parfois quelque chose de jouissif, surtout quand sa victime se sait impuissante. Il attrapa son fusil sniper, chargea quelques fléchettes tranquillisantes, les mêmes qu'il avait utilisé pour traquer son tigre, par ailleurs, et se mit en route. Il suivit le GPS pendant bien vingt minutes, puis se gara en bas de l'adresse indiquée par son cher patron, près de Leinster Gardens. Il était encore tôt, aux alentours de sept heures du matin, même un peu moins. Les rues étaient encore désertes, s'il se dépêchait, le kidnapping passerait totalement inaperçu. Il attrapa deux ou trois fléchettes, les accrochant à sa ceinture. Si jamais il n'avait pas besoin du pistolet, planter directement dans le cou faisait tout aussi bien l'effet.

Sebastian descendit de la voiture, puis se dirigea vers la maison, d'un pas feutré, pour éviter d'attirer l'attention sur lui. Il ne prit même pas la peine de cacher son visage, il était intouchable de toute manière. Il suffisait qu'il dise Moriarty et ces stupides petits policiers de Scotland Yard partaient en courant, la queue entre les jambes. L'avantage d'avoir un patron qui peut se faufiler partout. Il n'avait jamais songé au fait qu'un jour, peut être, Jim se ferait avoir, ou pire, tuer. Si Jim mourrait, il était certain qu'il ne survivrait pas. Oh, pas à cause de la traque de Scotland Yard, mais parce qu'il devrait reprendre le réseau, et que ce réseau était plein de criminels qui désirait sa place. Il n'était pas non plus rare que Sebastian soit obligé d'abattre des snipers un peu trop ambitieux qui se retournent contre Jim. Mais le plus souvent, ils restaient à leur place, trop peur des conséquences.

Le sniper essaya d'ouvrir la porte, fermée. Bien. Il sortit un crochet, s'abaissa pour avoir la serrure bien en vue, et commença à crocheter. Il était devenu maître dans l'art du crochetage, cette porte ne lui résista pas bien longtemps. Il rentra doucement, arme à la main, et laissa la porte entrouverte, histoire de ne pas faire trop de bruit. Il fit un rapide repérage des lieux, puis un bruit en provenance de la cuisine lui indiqua que sa cible s'y trouvait. Il avança lentement, et se plaça contre le mur qui encadrait la porte, histoire d'avoir un bon angle de visée. Il vérifia d'un coup d'oeil que c'était bien sa cible -on ne sait jamais, elle avait peut-être elle aussi coucher avec quelqu'un dans un bar, probablement sans préservatif et avec toutes les MST qui traînent. Bravo Sebastian, un véritable exemple.- puis retourna à sa place. Il attendit qu'elle soit retournée, visa la jugulaire, où un petit point rouge dansait, et tira. La fléchette se planta exactement à la bonne place. Il recula, appréciant le "boom" sur le sol, puis sortit un sac noir et des liens en plastique. Il n'avait que cinq minutes avant qu'elle ne se réveille. Il retourna sa cible, lui mit le sac sur la tête, puis lui attacha solidement les chevilles et les poignets, dans le dos. Celle-là ne se sauverait pas. Il la souleva en grognant, puis se dirigea vers la sortie. Il ouvrit le coffre de la voiture, plaça la demoiselle dedans, la fouilla, se débarrassant ainsi du téléphone portable, et referma la porte.

Maintenant, ça allait être drôle. Sebastian remonta en voiture, et la conduisit à l'écart de Londres, dans une des forêts, à vingt bon kilomètres de la capitale, là où personne n'irait fouiller. Elle devait probablement être en train de se réveiller, ça serait d'autant plus drôle.

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Apolline Adams
MessageSujet: Re: T'avais pas pensé à ça en te levant, pas vrai ? [PV Apolline - A 20 kms de Londres]   Jeu 14 Mai - 19:44



T'avais pas pensé à ça en te levant, pas vrai ?

C'était une sensation drôlement géniale à chaque fois et ça lui faisait du bien ; ça lui donnait du plaisir, c'était indéniable. Faire l'amour, ça la soulageait. Et puis, son fiancé, Andrew Ryan, propriétaire de Ryan Industries, était très bon au lit, bien sauvage comme il le fallait sans trop l'être ce qui plaisait à Apolline. Elle se posait souvent des questions lors de ces rapports sexuels, si ce qu'elle faisait était bien. Elle pensait à demander conseil à son amie Lizzy McKoning, ou bien à un sexologue. Mais non. Le meilleur conseiller pour l'humain, c'est l'humain lui-même : “ Ce n'est pas un psychologue ni un ami ni quelqu'un d'autre. C'est la personne elle-même qui se donne les meilleurs conseils. ”

Il était presque 1h du matin lorsque les deux tourtereaux continuaient leur petite activité tranquillement. Ça devait bien faire une petite heure qu'ils avaient commencé mais Apolline en voulait toujours un peu plus à chaque fois, ce que son homme savait bien faire à chaque fois. Et c'est pendant ces ébats amoureux qu'Apolline pensa à la journée qu'elle avait eu.
Le matin, vers 9h, voulant profiter un peu plus de Morphée, elle s'était réveillée. Elle avait fait ses petites affaires et était partie plus tôt que son fiancé, mais avant cela, avant de partir, ils avaient fait l'amour ; comme pour se dire au revoir, comme pour se protéger de quelconques ténèbres, comme pour se faire désirer toute la journée. Oh, mais ça n'était presque rien car de toute manière, ils allaient refaire cela à l'atelier de peinture de la coréenne à la galerie d'art de Whitechapel. Et le soir même aussi. Enfin, c'était légèrement justifié, Apolline étant nymphomane.

Quelques fois, petit à petit, jour après jour, sa nymphomanie disparaissait un peu. L'envie partait, peut-être ou le temps aussi puisque peindre était sa passion. Néanmoins, elle ne sortait pas beaucoup, une âme assez solitaire dans le fond mais elle reprenait l’habitude de sortir, de quitter sa prison qui avait été sa tour d’ivoire pendant si longtemps. C’est dans ce genre de moments qu’on se rend compte à quel point on ne réfléchit pas aux choses de la vie de tous les jours.
Pour elle, chaque jour était un défi mais pas un défi dans le sens où il faut tout réapprendre, tout s'approprier une nouvelle fois, non. Dans le sens où elle faisait de sa vie une vide rêve et d'objectifs. Se promener à Hyde Park, aller à la National Gallery à Trafalgar Square. Grâce à Andrew, elle élargissait, si on pouvait dire ça comme ça, progressivement sa zone de sortie. Chaque promenade qui se passait bien était une petite victoire. Andrew venait souvent avec elle lorsqu'il le pouvait et qu'il n'était pas à son travail.

Leur rencontre, d'ailleurs, avait été un peu particulière, familière peut être le mot exact. Il l’avait contactée car il avait appris, jeune, qu'il allait peut-être faire partie de la même famille. Ce, en quelque sorte, projet n'avait jamais abouti mais ils avaient quand même pris contact entre eux, juste au cas-où. Et le courant était tout de suite passé entre eux, Andrew aimant l'art, Apolline, pareil.

Il était le propriétaire d’une grande entreprise, la Ryan Industries, ce qui leur permit de vivre assez aisément. De plus, Apolline vendait des doubles de ses tableaux ou les véritables et les gens étaient très intéressés ; les prix montaient donc assez haut ! Leur vie était donc fun, cool mais simple en même temps.

Cinq heures . Elle s'était réveillée une heure plus tôt, ça ne la dérangeait pas, étant une lève-tôt. Elle passa un coup de fil et 30 minutes plus tard, elle raccrocha et se dit :
“ Putain ! ”
Elle venait de passer à côté d'une grosse affaire. Ou plutôt, le client potentiel qu'elle avait tenté de contacter avait refusé l'offre. Et c'était un gros client. Ça énervait Apolline au plus haut point d'avoir raté son coup. Mais elle refusait de s'avouer vaincue. Elle allait recommencer plus tard. Elle finirait bien par obtenir ce qu'elle voulait. De toute façon, elle ne s'était pas donnée de délai spécifique, elle avait tout son temps devant elle et elle n'abandonnerait pas. Elle n'abandonnait jamais. Ou pas. Ça dépendait de ses démons.

Pour se détendre, elle décida de prendre soin d'elle. Douche, soins visage et corps, rasage etc. Elle mit des sous-vêtements noirs, achetés récemment, sa fine robe de chambre en soie à motifs fleurs et ses beaux talons noirs. La jeune femme se fit un café puis alla se laver les dents. Il était à présent 6h30.
Elle peignit tranquillement dans sa chambre, son fiancé étant parti depuis 30 minutes à présent. Et vers 7h, elle s'en alla dans sa cuisine, fière d'elle. Elle toucha son ventre de femme enceinte et pensa au prénom du bébé. Elle se retourna et sentit quelque chose lui toucher la peau. Et elle tomba, le noir faisant surface, elle s'endormit.

Neverland. Elle se réveilla, sentant quelque chose sur sa tête, le noir se faisant sentir partout où elle était. Ça ne pouvait être que vrai, la chose dans laquelle elle se trouvait était une voiture. Elle le sentait, elle le savait. Mais elle ne pouvait bouger : elle sentait qu'elle était attachée, ce qui lui fit un peu de mal. Elle paniquait intérieurement et cria, croyant qu'Andrew conduisait :
« Andrew ! Qu'est-ce que tu m'as fait bon sang ?! Tu me fais une surprise pour James Sebastian, notre bébé, c'est ça ? Hmpf. »

Andrew, ou la personne qui était en train de conduire s'arrêta d'un coup sec. Apolline faillit se prendre la tête contre le coffre, essayant de ne pas paniquer au sujet de perdre son bébé. Elle entendit la personne sortir, s'avancer vers là où elle était et ouvrir le coffre. Elle ferma les yeux, la personne enleva le sac de sa tête, un grand sourire de psychopathe se fit sur le visage de cette même personne. La coréenne ouvrit doucement les yeux, gémissant doucement :
« Oh, James Sebastian, dis-moi que tu n'as rien s'il te plaît. »

Apolline ouvrit complètement les yeux et regarda cette personne, ce ravisseur. Elle le regarda bien dans ses yeux, cet homme lui disant d'un ton froid et malveillant, ainsi qu'agressif :
« Bonjour. Vous avez dû bien apprécier cette petite promenade en voiture, n'est-ce pas ? »

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Sebastian Moran
MessageSujet: Re: T'avais pas pensé à ça en te levant, pas vrai ? [PV Apolline - A 20 kms de Londres]   Jeu 14 Mai - 20:47





T'avais pas pensé à ça en te levant, pas vrai ?

SEBBY & APOLLINE


"Andrew ! Qu'est-ce que tu m'as fait bon sang ?! Tu me fais une surprise pour James Sebastian, notre bébé, c'est ça ? Hmpf. "

La petite voix, provenant du coffre fit sourire le conducteur du véhicule. Sebastian, toujours au volant de la voiture, haussa un sourcil, restant silencieux, appréciant le silence de la forêt. Andrew ? Son mari ? Son amant ? Allez savoir, il s'en foutait pas mal en fait. Le sniper continua tout droit, s'enfonçant au cœur de la forêt, à bien trois kilomètres de toute civilisation. Si elle cherchait à s'échapper, elle n'irait pas bien loin comme ça. Il freina violemment, juste pour secouer un peu sa future victime, ligotée dans le coffre. Il était en train de jouir de cette situation. Il se sentait euphorique, excité. L'adrénaline, le fait que sa victime ne pouvait rien faire pour lui échapper lui donnait fréquemment des frissons de plaisir. Le truc, c'est qu'il était trop attaché à l'action, à la guerre, au crime, et que tout était la faute de Jim. Il n'était pas censé être comme ça, à la base, surtout quand on connaissait son père et ses règles pour le moins... Strictes.

Sebastian sortit de la voiture, et se dirigea d'un pas lents vers le coffre. Avant d'ouvrir, il prit le soin de sortir un long couteau, très aiguisé. Il l'avait volé dans une charcuterie, une fois, parce qu'il trouvait les motifs du manche sympa. Ca ressemblait à une écriture ancienne, inconnue, faite de cercles dans des cercles dans des cercles. Il avait trouvé ces motifs fascinant, donc il avait "emprunté" le couteau. Que voulez-vous, Sebastian n'avez jamais réussi à réprimer l'envie d'avoir quelque chose et encore moins de résister à cette envie. Encore plus depuis qu'il travaillait pour Jim, le vol était devenu une chose banale aux yeux de l'ancien soldat, c'était un peu comme faire ses courses, l'excitation en plus.

Le bras droit de James Moriarty ouvrit le coffre d'une main habile. Sa proie était en train de se débattre. On aurait dit un ver de terre tentant en vain d'échapper à la lumière du soleil. Il décida de cesser le suspens, et retira le sac qui lui recouvrait la tête. Elle avait les yeux fermés, comme pour fuir sa présence, ou rester dans un déni idiot qu'il était de toute évidence impossible à comprendre. Dommage pour toi poulette, cette fois, c'est la réalité.

"Oh, James Sebastian, dis-moi que tu n'as rien s'il te plaît.
- Désolée poupée, moi c'est Sebastian Moran."

Il n'avait pas résister à la réplique. Ce "James Sebastian", il ne l'aimait pas. Oh bien sûr, en voyant son ventre, il venait de comprendre que c'était son gosse. Il n'avait même pas remarqué qu'elle était enceinte. Bah... Il n'allait pas lui faire trop de mal. Il avait fait son quotas de meurtres pour la semaine, elle allait normalement s'en tirer. Sauf si elle lui posait problème, mais là, c'était une autre histoire. Il ne comptait pas les cibles qu'il abattait parce qu'elles lui avaient poser problème, ce n'était pas du jeu, c'était juste une balle entre les deux yeux. Comme disait Agatha Christie, le plaisir est dans la chasse, jamais dans la capture. Tuer sans avoir jouer un peu était souvent très décevant. Il tenait ça de James Moriarty, encore une fois.

Lorsqu'elle ouvrit les yeux, Sebastian lui offrit son plus beau sourire, mi-carnassier, mi-psychopathe. En soit, un sourire pour l'effrayer un bon coup. Intimider, c'était sa spécialité. Il faut dire que le sniper était déjà d'un gabarit imposant, mais il avait aussi appris à jouer avec les sentiments, si bien que, de temps en temps, il était impossible de savoir ce qu'il pensait réellement. Il adorait se sentir supérieur.

"Bonjour. Vous avez dû bien apprécier cette petite promenade."

Sebastian lança un regard aux alentours. Toujours personne, ça allait pour le moment. Il chopa la femme par le bras, et de toute sa force, la jeta sur le sol. Il la retourna sur le dos et lui mit le bout de son couteau sous la gorge. A ce moment, il se sentait un peu comme Jack Sparrow. Sauf que cet abruti de pirate était parti du bon côté. Jim l'avait forcé à s'habiller en pirate, une fois, pour une mission sur un bateau, ça avait été très... intéressant. Et ça avait fini en bain de sang. Deux agents morts, trois blessés, l'équipage ennemi entièrement décimé. Lui s'en était tiré avec une balle dans l'épaule. Les pirates du XXIème siècle ne sont pas vraiment commodes.

"Toute tentative de hurlement, cri de princesse en détresse ou autre ne vous servira à rien ici. Vous êtes toute seule. Je serais vous, je la fermerai."

Il articula bien le dernier mot, comme une menace en suspens, prête à être exécutée. Sebastian s'accroupit lentement près de sa victime, son sourire toujours figé aux lèvres. Il jeta un regard sur le sol, vers les liens de sa cible. Ils étaient toujours serrés, ça semblait tenir le coup. Bien. Il était temps d'entamer la conversation donc. Enfin, la conversation implique que les deux partis ont leur mot à dire, ici, c'était Sebastian qui menait, et elle qui hochait la tête, dans son propre intérêt, pour sa propre survie. Elle écoutait attentivement, ou elle finissait sa vie dans cette forêt, la gorge ouverte, se vidant lentement de son sang. Sebastian avait une connaissance très expérimentée du corps humain, la faire agoniser pendant quelques heures était assez simple pour lui.

"Voilà ce qu'il va se passer. Hier soir, un des dossiers de mon patron a disparu. Ce matin, mon patron m'a dit vous avoir vu avec lui. Je veux récupérer ce dossier. Juste histoire que vous ayez une motivation, mon patron est James Moriarty. Je suis son bras droit."

Il se rapprocha de son visage, ne se stoppant qu'à quelques centimètres de son visage.

"Si vous ne voulez pas que je me transforme en Rumplestilskin et que je kidnappe votre gosse et le transforme en charpie pour vautour à sa naissance, je pense que vous feriez mieux de parler, vous ne croyez pas ? Je connais d'excellents trafiquants d'organes qui seraient prêts à acheter les organes de votre gosse une fortune."

Point de pression, toujours viser le point de pression. Une fois qu'on le trouve, tout devient beaucoup plus simple.

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Apolline Adams
MessageSujet: Re: T'avais pas pensé à ça en te levant, pas vrai ? [PV Apolline - A 20 kms de Londres]   Sam 16 Mai - 18:34



T'avais pas pensé à ça en te levant, pas vrai ?

Aujourd'hui, il faisait beau et le ciel était bleu mais un peu de vent par-ci et par-là dansait sur le corps de la coréenne. Peu vêtue, elle commençait à avoir un peu froid, et lâcha un petit bruit avec sa bouche comme pour râler de cette météo.

« Toute tentative de hurlement, cri de princesse en détresse ou autre ne vous servira à rien ici. Vous êtes toute seule. Je serais vous, je la fermerai. »

Bah ! Evidemment, qui viendrait ici ? C'était une forêt perdue, loin de Londres sûrement. Y'avait même pas de bourgade, peut-être près d'ici alors à quoi bon d'hurler comme une nana dans un film d'horreur ?

« Voilà ce qu'il va se passer. Hier soir, un des dossiers de mon patron a disparu. Ce matin, mon patron m'a dit vous avoir vu avec lui. Je veux récupérer ce dossier. Juste histoire que vous ayez une motivation, mon patron est James Moriarty. Je suis son bras droit. »

Le voilà qui aimait prendre une voix plus grave ; bah ! Les hommes, ça aime se faire menaçant donc bon. Apolline paniquait plus pour son bébé que ce Sebastian Moran qui lui avait mit un couteau sous la gorge ! Ça y'est, elle était dans un film maintenant. Ou même dans Le Petit Chaperon Rouge. Cet homme était le loup, et elle, la pauvre grand-mère qui s'était faite bouffer.
Apolline le regarda se rapprocher de son visage pour ne se stopper qu'à quelques centimètres. Voilà que maintenant, ça se transformait en plan drague ! Elle pensait cela mais ce n'était pas du tout l'intention de Moran :

« Si vous ne voulez pas que je me transforme en Rumplestilskin et que je kidnappe votre gosse et le transforme en charpie pour vautour à sa naissance, je pense que vous feriez mieux de parler, vous ne croyez pas ? Je connais d'excellents trafiquants d'organes qui seraient prêts à acheter les organes de votre gosse une fortune. »

Apolline se demandait quand est-ce qu'elle pourrait parler. Quelques instants de silence vinrent et la pauvre victime prit la parole :

« Bon, pour commencer, bonjour Moran. Pour continuer, si vous aviez voulu que je parle, vous m'auriez laissé parler mais non, puisque vous étiez trop occupé à faire votre monologue. J'ai tout écouté avec attention. Votre patron, James Moriarty, je n'ai juste entendu son nom. Je n'avais jamais vu son visage ni quoi que ce soit alors bon, je ne sais même pas de qui vous parlez en ce moment-même. Si vous voulez savoir, je suis peintre et en voyant ce dossier dans ce bar, j'ai cru que c'était mon dossier car j'ai les mêmes formes, couleurs, bla bla bla, pour écrire mes idées dedans. Alors j'ai cru que c'était mon dossier que j'avais oublié et je l'ai emporté chez moi. Bah ! Je ne l'ai pas ouvert, même si je suis curieuse.. »

Elle reprit son souffle, gémissant un peu de douleur à cause des liens qui la serraient :

« Si vous pouviez me détacher, ça serait super, c'est assez embêtant car ce matin, je n'ai pas pu m'habiller à cause de vous. C'est gênant, ma robe de chambre glisse et me chatouille. Ah, et puis, si je m'enfuis, vous allez m'abattre mais j'ai pas envie de crever aujourd'hui, ni même dans les prochains jours et dans les prochaines semaines et années alors je ne vais pas m'enfuir. »

La coréenne regardait son ventre puis ce Moran et une nouvelle fois son ventre. Elle ne montrait aucun signe de peur, elle était courageuse, ses démons ne la prenaient pas aujourd'hui, elle avait une chance de s'en sortir.

« Donc, si vous voulez, vous me ramenez tranquillement chez moi et je vous redonne le dossier puis nada, c'est tout, rien d'autre, okay ? Vous allez faire quoi maintenant ? Me brûler ? Me couper la gorge ? M'arracher mon bébé ? Mes boyaux ? Argh, je dois dire que c'est assez gore, plus que dans les films d'horreur, beurk. »

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T'avais pas pensé à ça en te levant, pas vrai ? [PV Apolline - A 20 kms de Londres]

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