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 Points de suture... | Lawrence & Caleb

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Lawrence W. MacLochlainn
MessageSujet: Points de suture... | Lawrence & Caleb   Ven 1 Mai - 22:24



Points de suture...


Il y a des jours où réellement, on ferait mieux de rester coucher. Tout avait pourtant bien commencé. Une mission classique. Rien qui ne soit hors de ma portée. Mais dans ces cas-là, quelque chose finissait toujours par clocher. En l'occurrence, ça avait fini en une bonne vieille baston. Je n'ai jamais refusé de prendre part à une bonne bagarre. ça permet de se défouler un peu. Quand ça reste réglo. Quand quelqu'un sort un couteau, tout de suite, c'est beaucoup moins amusant. Surtout si on essaye de me tuer.

J'avais heureusement réussi à maîtriser mon homme et le remettre aux forces de police. J'avais refusé d'être soigné sur place. Je n'ai rien contre les urgentistes, mais j'étais pas d'humeur à filer des informations personnelles à des urgentistes. J'étais sensé me faire discret. Donc c'était un très mauvais plan. J'avais du malmener un peu les deux officiers de polices pour qu'ils me lâchent la grappe et leur assurer que j'allais voir un médecin. Ce n'étaient que des blessures superficielles, mais suffisamment profondes pour qu'il soit prudent de mettre des points de suture. J'étais bon pour la case médecin malgré tout. Je ne pouvais soigner que des blessures vraiment superficielles, avec des méthodes de soldats... Mais là, ça dépassait mes compétences de premiers secours.

J'étais bon pour des courbatures aussi. Et des bleus. La rançon de la gloire. Le problème avec ce genre de métier. On ne rentre pas tranquillement chez soi, après une journée métro-bureau. Non, on va au charbon et on y retourne, jour après jour. Avec le sourire. Et occasionnellement un peu de paperasse. Au moins, cette fois, je n'avais pas le nez pété. Ça fait un mal de chien de le remettre en place. Et ça ne m'aurait vraiment pas enthousiasmé. Je conduisis jusqu'à l’hôpital où travaillait le seul médecin en qui j'avais confiance. En dehors de Mark, qui avait été le doc de notre patrouille et qui m'avait recousu à plusieurs reprises en Irak et en Afghanistan.

J'avais prévenu le docteur Nuada que j'allais débarquer. J'étais arrivé assez vite à l'hôpital – avantage indéniable de se déplacer en moto la plupart du temps. Il n'y avait pas trop de monde pour une fois – ce qui voulait dire que j'avais de la chance dans mon malheur.

A voir le docteur, on se demandait comment un colosse pareil avait choisi la médecine. Ce gars faisait une bonne tête de plus que moi – je jouais plutôt dans la catégorie poids plume, et ce n'était pas faute d'avoir mangé de la soupe quand j'étais gosse. Et il n'avait pas non plus l'air d'un gars à emmerder. Je patientais dans la salle d'attente en songeant que ma chemise était bel et bien foutue. A ce rythme-là, il allait me falloir me refaire une garde-robe complète. Foutus tocards et leurs couteaux de merde.

Puis ce fut enfin mon tour. Je saluais le docteur avant d'ôter ma veste.

« J'ai eu comme qui dirait un petit accrochage. »

Évident, non ?

« L'autre type a sorti un couteau quand il a vu que j'allais lui foutre la raclée de sa vie. »

J'eus un sourire en coin.

« J'ai connu pire que ça, mais je ne suis pas doué avec les sutures. »
By Morrigan
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Caleb U, Nuada
MessageSujet: Re: Points de suture... | Lawrence & Caleb   Sam 2 Mai - 1:29





Blood and Pain

Douce douleur, savoureuse quand ce n'est pas nous qui la subissons, horrible quand elle nous foudroie.
Le Sang, magnifique liquide écarlate emmenant la vie. Il n'existe pas chose plus belle que le sang.
© Joy

Peut-être que je ne devrais plus être surpris des cas que je voyais défiler sous mes yeux. En tant que médecin, j'en voyais des choses! Et en plus d'être Neurologue, cela impliquait que j'en voyais plus que ces derniers. Mais je n'étais pas urgentiste, je n'aurais pas supporter que l'on m'appel à tout heure du jour et de la nuit pour des accidents en tout genre, même si je n'étais pas de ceux qui sont facilement toucher par la mort d'un patient et ce qu'importe son âge au patient.

J'avais aussi quelques patients un peu spéciaux. En fait, un seul, Lawrence MacLochlainn. Ce type, j'allais finir par lui greffer du papier bulle à la place de la peau! Il m'arrive toujours dans de ces états pas possibles, mais mon boulot ne me demande pas d'aller plus loin que soigner ses blessures, même si je vais finir par me demander s'il ne serait pas un peu criminel où flic où qui sait quoi....

J'étais en train de m'occuper de madame Holler lorsque la sonnerie de mon cellulaire joua un air de Mozart et je reconnu immédiatement la sonnerie que j'avais associer à Lawrence justement. Je soupirais et décrochais alors qu'en même temps je prescrivais quelques médicament à la vieille femme qui parlait toute seule. Peut-être devrais-je surtout l'envoyer dans le coin psychiatrie.

- "Lawrence, laissez-moi deviner, encore des points de sutures?" dis-je comme simple bonjour.

Et il s'avéra que oui. Parfois il y a des gens qui naissent sous une bonne étoiles et d'autres que non! Je n'avais jamais eu un seul patient qui tentait quoi que se soit contre moi, après tout j'étais d'une carrure imposante, le genre de personne à pas emmerder. Je mesurais tout de même 1m94... J'eu le temps de passer un autre patient avec que l'homme aux yeux bleus arriva.

Je dû cependant le laisser patienter un peu plus longtemps que prévus car j'eu une demande d'aide de la part d'un autre médecin qui n'arrivait pas à calmer un patient récalcitrant qui refusait d'avoir un vaccin contre le tétanos alors qu'il s'était bien ouvert la main avec un outil rouillé. Je n'eu qu'à mettre un pied dans la pièce, veste de médecin sur le dos avec la seringue en main en disant "Assit" que le mec se calma.

Finalement je retournais enfin dans mon cabinet et fit venir mon nouveau patient. Il entra, retirant sa veste. J'admirais le corps de l'autre homme, regardant attentivement chacune de ses blessures. Une magnifique bataille sans aucun doute. Je souris en écoutant ses paroles alors que je préparais le désinfectant, les gazes et pansements.

- J'ai bien remarqué que vous vous étiez bien amusé. Disons que vos blessures font l'éloge de ce qui c'est passé.   rigolais-je doucement en commençant à nettoyer ses blessures avec le désinfectant. Pour une fois vous ne semblez pas avoir le nez fracturé ou la pommette.... quoi que. J'appuyais doucement sur ses pommettes en m'assurant de façon sur qu'il n'ai aucune fracture ou commotion. Tout me semble correcte!

Je lui souris en me redressant et nettoyant ses autres blessures plus sérieuses avant de sortir l'aiguille et le fil pour recoudre ses blessures, faisant tout de même attention à ne pas le blesser.

- Allons, vous faites quoi comme métier pour toujours finir dans cet état?

•••


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Lawrence W. MacLochlainn
MessageSujet: Re: Points de suture... | Lawrence & Caleb   Dim 3 Mai - 23:18



Points de suture...


Le docteur prépara minutieusement tout son attirail pour retaper ma carosserie. Je devais lui revenir assez cher en gaze, désinfectant et autres compresses. Mais ce n'était pas comme si je le faisais exprès. Je veux dire, ce n'est quand même pas de ma faute si je me retrouve toujours face à un couteau ? Remarque, je préfère autant devoir esquiver un couteau plutôt qu'un coup de feu. Bien que les deux puissent être vraiment très ennuyants.

Nuada commenta mon état tout en commençant à faire son travail. Je ne tiquais même pas sur l'usage du désinfectant, c'est pour dire à quel point j'étais un habitué de ce genre de traitement. Il vérifia quand même que je n'ai pas de fractures aux pommettes.

« La résistance légendaire des irlandais... A moins que ce ne soit leur obstination ? »

Un peu d'autodérision n'a jamais tué personne.

« Les talibans n'ont pas réussi à avoir ma peau, alors, un londonien ! »

Il ne manquerait plus que ça, me faire buter par un compatriote après avoir survécu à la guerre. Quoi que ça arrivait. De temps en temps. Par comble de malchance. Et on passa à la partie couture. Ce qui me rappela invariablement Mark. Qui avait sa façon bien à lui de te faire oublier qu'il était en train de te recoudre : en te filant de la gnôle. Et il fallait l'avouer, c'est quand même rudement efficace. Et tout naturellement, le docteur me demanda quel était mon métier.

Etonnant qu'il ait attendu aussi longtemps, vu qu'il avait déjà eu l'occasion de me recoudre. Et naturellement, je ne pouvais pas lui sortir l'excuse du reporter photographe. Ce ne serait vraiment pas crédible, et il n'avait pas l'air d'un imbécile. En même temps, quand on est docteur, on peut difficilement être débile... Quoi que. Ça n'empêche rien.

« Chasseur de tête. »

Je haussais l'épaule qu'il n'était pas en train de soigner - enfin dont il ne soignait pas le bras, mais la reformulation était pire encore. Enfin. Au moins cette excuse était crédible. Surtout pour un ancien militaire. Car mon passé devait être clairement lisible sur ma peau.

« Impossible de trouver un emploi sage et rangé. »

Comme reporter-photographe. Ou n'importe quoi d'autre, en fait.

« Oh, ne vous inquiétez pas, je suis suffisamment habitué aux blessures pour ne pas craindre un peu de couture. »

Je n'étais pas fait de cristal. Je pointais une balafre assez moche au niveau de mon bras droit.

« Celle-là, c'était en Irak. Désinfecté avec un reste de whisky probablement frelaté. En plein raid. Pas le temps de rejoindre le poste de secours le plus proche... Ni d'attendre le retour à la base. »

J'eus un sourire en coin.

« Le doc' a du m'agonir d'insultes pendant une demi-heure quand on est rentrés. Mais on dirait que je suis - presque - increvable, comme gars. »

Et puis, comme ça, il ne perdait pas la main le doc'. ça devait quand même être mieux que de soigner des vieux avec des problèmes... Non, ça je ne voulais pas y penser.
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Caleb U, Nuada
MessageSujet: Re: Points de suture... | Lawrence & Caleb   Mer 6 Mai - 20:34





Blood and Pain

Douce douleur, savoureuse quand ce n'est pas nous qui la subissons, horrible quand elle nous foudroie.
Le Sang, magnifique liquide écarlate emmenant la vie. Il n'existe pas chose plus belle que le sang.
© Joy

Lawrence me parla de la résistance des Irlandais et je rigolais doucement car j'étais moi-même un Irlandais pur souche autant que je le savais. Et il était vrai que nous étions résistances, autant pour l'alcool que pour les batailles. Nous étions peut-être trop habituer à ces deux cas, mais quoi qu'il en soit, il me dit que les talibans n'avaient pas eu sa tête, alors un londoniens... Il était vrai que cela aurait été plus qu'ironique de survive à la guerre, aux bombes, mines, attaques et que de retour au Pays, mourir par la main d,un compatriote. En même temps, ça aurait quelque chose de triste, mais cela arrivait quand même qu'un compatriote tue un soldat. La question qui se pose alors, pourquoi tuer une personne qui défend son pays?

Naturellement, face à ses blessures et cicatrices je commençais à me demander quel métier il faisait, car plusieurs ne remontait pas à son temps a la guerre s'était certain. Il me faisait confiance pour le soigner, mais je doutais qu'il me dise la vérité. Apres tout je n'était que son médecin et rien d'autre, pas un ami ou un confident comme avec Alexander. Je ne fus donc pas surprit lorsqu'il me dit être un chasseur de prime et que je perçu dans sa voix le mensonge. Je regardais son corps, trouvais crédible l'excuse, mais je connaissais l'esprit humain, le connaissais lui assez pour m'être un peu émisser dans son esprit et il n'était pas du genre à me dire son véritable travail, j'en était persuadé

- «faite attention à ne pas perdre la vôtre dans ce cas! Cela serait dommage et je ne pourrais plus rien pour vous» Je rigolais doucement. «Il faut avouer qu'après la guerre il doit être difficile pour vous de vous trouvez un travail qui vous donne autant d'Adrénaline. Le docteur Watson a bien de la chance d'être tomber sur Sherlock pour sa part. Qui sais, peut-être tomberez vous aussi sur un colocataire un peu foufou et sociopathe?»

Je souris quan il dit ne pas craindre les coutures, je le croyais. On finissait pas s'y faire, de l'aiguille dans la peau avec le fil qui passe derrière. S'était une sensation étrange que j'ai déjà expérimenter après un petit incident. Mais cela n'avait pas d'importance. Il commença à me parler de ses blessures que je regardais discrètement, préférant rester à attentif à mes gestes pour éviter de lui faire du mal. Je n'aimais pas en faire comme ça. Je rigolais doucement quand il dit être increvable.

- « Ne vous croyez pas invincible, ou vous resterez grandement surprit» je souris doucement. « Mais vous vous en êtes sorti et le whisky est un bon désinfectant »

•••


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Lawrence W. MacLochlainn
MessageSujet: Re: Points de suture... | Lawrence & Caleb   Sam 9 Mai - 23:35



Points de suture...


Le docteur sembla me croire quand je dis être chasseur de prime. J'imagine que ça collait assez. Il me dit d'être prudent toutefois, si je perdais ma tête - au sens littéral, j'imagine - il ne pourrait rien pour m'aider. J'eus un demi sourire.

« Je suis prudent généralement. Je ne suis pas suicidaire, juste... En mal d'action. »

Je rigolais quand il mentionna le Docteur Watson. Je m'imaginais bien avec un Sherlock Holmes comme colocataire. Ce serait à qui tuerait l'autre en premier.

« Pas sûr que de mettre un sociopathe dans mon appart soit une bonne idée. ça serait assez explosif je pense. »

Je rigolais à nouveau.

« Mais je mettrais une annonce, sait-on jamais. »

Je le laissais me recoudre ensuite, en disant que j'étais un habitué de la chose. J'avais déjà connu des moments de couture plus... dangereux que ça. Le docteur me mit en garde, il ne fallait pas que je me prenne pour invincible.

« Oh, je sais bien que je suis pas invincible. Ce n'est pas la première fois que je me prend des coups. »

Je me passais la main dans les cheveux.

« Je dirais que je suis plutôt insensibilisé. Vous savez, j'ai vu la mort de tellement près que je pense que je ne crains plus de mourir. »

J'avais vu des gamins se faire exploser au nom d'un dieu qu'il ne comprenait pas. Des femmes qui avaient tué leurs enfants avant de se donner la mort, par peur des envahisseurs. J'avais vu mes frères d'armes tomber, fauché dans leur jeunesse. Excusez le cynisme.

« Le whisky est un bon désinfectant ouaip. Et surtout, l'alcool qui tenait le mieux dans le désert. Même s'il était interdit. La moitié des officiers en embarquaient en douce. Je le sais, j'étais lieutenant. »

J'eus un sourire en coin. J'en avais embarqué moi aussi. Personne ne disait rien. Les hauts gradés le savait. Mais ils nous octroyaient ce luxe. Même si un homme en service était bon pour le mitard si on le trouvait ivre à son poste.

« Alors, oui, c'est dur de retrouver du boulot quand on a servi pendant presque la moitié de sa vie dans l'armée. Même le job de flic nous parait être une vaste blague. Chasseur de prime, c'est un peu plus pimenté, au moins. »

Espion aussi. Même si les planques demandaient pas mal de patience et de travail discret, sans forcément entrer dans le lard des gens. Même si je préférais un peu la partie où il fallait cogner un chouïa. Aucun doute possible j'étais né pour le terrain.
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Caleb U, Nuada
MessageSujet: Re: Points de suture... | Lawrence & Caleb   Jeu 9 Juil - 23:56

Points de Sutures x Ft Law & Caleb

Lawrence, un patient que j’avais souvent eu pour toutes sortes de blessures, rarement superficielles, et qui était entouré d’un certain voile de mystère. Peut-être parce qu’il n’était pas très causant sur son métier, où qu’il préférait ne pas parler de sa vie privée. S’était fou comment il pouvait être l’opposer de certains patients que je revoyais souvent pour des idioties du genre un doigt coincer dans une porte, une tâche pas normal alors que s’était juste de la crème auto-bronzante mal étalé… et ils en profitaient pour m’étaler leur vie entière! Enfance, amour, vie professionnel etc. Comme si ça pouvait m’intéressé? Mais Lawrence était tout le contraire. Il gardait pour lui son travail, ne me disait que le nécessaire sur l’origine de ses blessures et puis voilà.

Je souris lorsqu’il dit ne pas être suicidaire, juste ne manque d’action. Comme tout soldat revenant d’une mission, où quittant l’armée sans SPT-syndrome posttraumatique-. Il avait de la chance de ne pas être tombé sur plus fort que lui jusqu’à maintenant et de toujours s’en être sortit. Je n’avais pas hâte de le voir faire face à une personne qui saurait comment lui faire du mal, non et même. Je lui mentionnais John, qui lui aussi manquait d’action et il rigola, disant qu’un sociopathe dans son appartement serait plus explosif qu’une bonne idée. Ce n’était pas faux, surtout si mon patient était aussi facile sur le poing que je le pensais. Mais je rigolais à mon tour quand il parla de mettre une annonce. Si jamais il y avait réponse, ça serait amusant!

- « Et si jamais il y avait réponse? J’espère que vous avez les murs insonorisé… »

Je commençai à recoudre une plaie, doucement pour éviter de lui faire mal, écoutant attentivement mon patient parler. Après tout, si je pouvais en apprendre plus sur lui ou son métier! Cela pourrait être pratique… Je l’écoutais dire qu’il se savait ne pas être invincible, après tout il n’était pas un super héros, et que ce n’était pas la première fois qu’il prenait des coups. J’eu un petit rire qui traduisit ma pensée; j’étais bien placé pour le savoir! Il parla aussi qu’il avait vu la mort de si près qu’il ne la craignait plus, qu’il était devenu insensible. S’était normal. À la guerre il avait dû en voir de toutes sortes! Quoi que dans les écoles, ce n’était parfois pas mieux même si personne ne se faisait sauter pour une quelconque religion que je n’aimais pas.

Sans doute que mon patient ce perdit dans le passer, car il me parla du whisky qui faisait un bon désinfectant, même s’il était interdit, s’était ça qui tenait le plus dans le désert. Normal, quand on sait que l’alcool ne gèle pas, sauf qu’il s’évapore. Il me disait le savoir, car il avait été lieutenant. Donc il devait y avoir eu des morts chez ces hommes, et je compatissais un peu. Seulement un peu. Si j’avais été normalement constitué dans ma tête, je me serais sentis mal pour lui, mais je n’étais pas normal dans ma tête alors bon.

- « Alors vous avez été lieutenant? Vous aviez beaucoup d’hommes sous vos ordres? »

S’était une simple question sans méchanceté, pour rester dans le thème de la conversation alors que je finissais de coudre les plaies qui en avait de besoin. Ce n’était pas difficile et j’y étais habitué alors mes gestes étaient plus rapides, précis, même si je faisais attention à ne pas être trop brusque. Il ne fallait pas faire du mal à l’être don je devais prendre soin. Puis il parla de la difficulté de trouver un boulot après ça, être flic ça ne devait pas donner la même adrénaline contrairement à chasseur de prime. Normal, que je me disais. Mais Law ne me semblait pas très bien, comme s’il avait quelque chose sur la conscience. Peut-être n’avait-il simplement personne à qui parler de l’armée? Je lui souris

- « Je paris que vous embarquiez aussi du Whisky? Il est vrai que chasseur de prime ça doit avoir plus de piquant. Tant qu’on a un bon médecin pour quand on fini amoché, n’est-ce pas? »
Je lui souris, tentant de plaisanter un peu.

- « Vous voulez me parler de votre passage à l’armée? »



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Lawrence W. MacLochlainn
MessageSujet: Re: Points de suture... | Lawrence & Caleb   Mar 14 Juil - 21:29



Points de suture...


Nuada me parla du cas du docteur Watson. Moi, avec un coloc ? Très mauvaise idée. J'avais perdu l'habitude de vivre en communauté - en dehors du travail, s'entendait. On ne pouvait pas dire que je faisais très attention à ce que je mangeais. Et comme je dormais peu ou mal, il m'arrivait d'aller regarder la télé à quatre heures du matin. Et m'endormir devant. Sans parler de mon boulot.

« Bah. J'imagine que je passerais juste plus de temps dans mon garage à remonter une vieille bécane. »

Et si le coloc m'emmerdait trop, je le foutrais dehors, puisque la maison m'appartenait. Il se mit à recoudre les plaies tout en m'écoutant. Je ne le sentais presque pas faire. C'était bien pour une fois de tomber sur un gars compétent. Je ne pus m'empêcher de comparer avec nos sutures barbares sur le champ de bataille, quand il fallait faire plus vite que bien. Et avec les moyens du bord. Des bons souvenirs dans l'ensemble. On en riait toujours après. Même si sur le moment ce n'était jamais très drôles. Le docteur me tira de mes pensées.

« Juste une dizaine la plupart du temps. Mais quand nous étions mêlés à d'autres unités, un peu plus. »

Le SAS était un peu spécial dans le fond. Même mélangés aux autres sections, on détonnait. Parce que notre travail de base n'était pas le même.

« Je n'aurais jamais cru ça, mais j'étais plutôt un bon officier. Qui en faisait autant que ses hommes, voire même plus. »

Premier debout, dernier couché. Et à cette époque-là, je n'étais pas encore insomniaque. Et je déviais à parler du retour à la vie civile. Je ris.

« Ah ça, un irlandais ne se sépare jamais de son whisky. »

Je secouais légèrement la tête.

« Tant qu'on est pas obligé de se soigner tout seul. »

J'eus un petit sourire en coin. Puis il me demanda si je voulais parler de l'armée. Cette fois, je haussais les épaules. Pas vraiment. C'était juste venu dans la conversation, sans réelle intention de ma part. Et parce que ça expliquait que mon corps puisse ressembler à un tableau d'art moderne.

« J'étais complètement ivre quand j'ai signé. Je devais avoir quoi ? Dix-huit ans à peine. Et je venais de ruiner le mariage de mon frère - j'ai couché avec sa fiancée de l'époque, du coup, je suis même pas sûr qu'ils se soient mariés. J'étais un sacré connard à l'époque. »

Un sourire sarcastique m'étira les lèvres. Un connard, mais putain, qu'est-ce que ça m'avait fait du bien de sortir ça dans leur sacro-sainte église de mes deux, juste pour détruire leur si charmant petit tableau.

« Le recruteur m'a vite cerné. Il m'a agité le SAS sous le nez en disant que la sous-merde que j'étais passerait pas le premier jour de sélection. »

Cette fois le rire fut sincère.

« La meilleure chose qui me soit arrivée. Oh, par contre, j'en ai chié. Je me suis pris de ces branlées... N'importe quel type sensé aurait lâché l'affaire. Pas moi. »

Ce qui pourrait être ma future épitaphe. Entre autres.

« Et après, les missions... La routine. Dès ma seconde perm' je me suis acheté une maison ici à Londres. J'ai pas remis les pieds chez moi - enfin, en Irlande - depuis presque dix ans. J'ai su quitter l'armée au bon moment. Un tour de plus, et je pense que je serais revenu dans une caisse en bois. Comme Dan... »
By Morrigan
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MessageSujet: Re: Points de suture... | Lawrence & Caleb   

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Points de suture... | Lawrence & Caleb

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